Doing Business 2016 : le Burkina Faso progresse de six(06) points

C’est le 27 octobre 2015 que la Banque Mondiale a publié son dernier rapport Doing Business 2016 sur la facilité de faire les affaires dans le monde.Le Burkina Faso y est classé à la 143ème place sur 189 économies. Sur la période de juin 2014 à Juin 2015, Banque Mondiale a mesuré la qualité et l’efficience du cadre réglementaire de 189 économies dans le monde. Elle a répertorié 231 réformes affectant l’environnement des affaires.
Doing Business mesure les réglementations concernant 11 domaines du cycle de vie d’une entreprise. Dix de ces domaines sont inclus dans le classement de cette année sur la facilité de faire des affaires: création d’entreprise, octroi de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. La régulation du marché du travail, mesurée également par la banque mondiale, n’est pas incluse dans le classement de cette année.
Le Burkina a donc fait un bon de 6 points dans le classement mondial passant de 149 ème en 2015 à la 143ème place.
Au niveau de l’espace UEMOA qui regroupe huit pays, c’est la Côte d’ivoire qui arrive en tête de peloton, suivi du Mali et du Burkina Faso qui sont des ex éco dans le classement. La Guinée-Bissau est à la 8ème place loin derrière le Togo (4ème),le Sénégal(5ème),le Benin(6ème) et le Niger (7ème).
Une analyse des scores du Burkina dans chaque domaine montre des contreperformances dans deux domaines majeurs (octroi de permis de construire et obtention de prêts),de la performance dans le domaine de création d’entreprise contre une constance dans les autres domaines par rapport à l’année dernière, toute chose qui explique en partie cette progression du Burkina Faso dans le classement général.
C’est surtout au niveau du domaine « de création d’entreprise »que le Burkina a fait un grand pas. Il gagne 75 points passant désormais de la 153ème position à la 78ème place .Ce sujet examine les conditions de création d’une entreprise : le nombre d’étapes, la durée et les coûts requis d’une société à responsabilité limitée pour pouvoir légalement commencer son activité. Ce bon pourrait s’expliquer par la réduction du montant du capital minimum de 1000 000 FCFA à 100 000 FCFA, le délai de création d’une entreprise à Ouagadougou (en 24 heures) et la mise en place du SIGU (Système Intégré des Guichets Uniques).
En matière de l’Octroi de Permis de Construire , le Burkina perd 5 points et est désormais logé à la 76ème position. La création des Centres de Facilitation des Actes de Construire (CEFAC) a permis de faciliter l’obtention de ces documents. Cependant, la réduction du coût du permis contribuerait à améliorer le score.
Au niveau du domaine « obtention des prêts », le financement du secteur privé reste une préoccupation majeure. Cela explique le recul du Burkina de 5 places, passant de la 128ème position à la 133ème.
Sur les plans du raccordement à l’électricité, la protection des investisseurs minoritaires et le commerce transfrontalier le Burkina Faso a enregistré une régression d’un point et se positionnant respectivement à la 183ème , 144ème et 103 ème rang sur les 189 économies.
Les domaines de transfert de propriété, de paiement des taxes et impôts, d’exécution des contrats et le règlement de l’insolvabilité, n’ont connu aucune variation dans le classement Doing Business de 2016 du Burkina Faso par rapport à celui de 2015.Ces domaines maintiennent les scores de 2015 (transfert de propriété (149ème), paiement des taxes et impôts (153ème ), exécution des contrats( 163ème), règlement de l’insolvabilité(112ème).
Ces indicateurs doivent interpeller les décideurs politiques sur la nécessité d’impliquer étroitement le secteur privé pendant la phase d’élaboration, de mise en œuvre et du monitoring des politiques publiques afin d’identifier les meilleures réformes de la réglementation des affaires. Il est établit que le secteur privé est le moteur de la croissance et le socle sur lequel le Burkina Faso doit bâtir son émergence. Cela ne sera possible que si l’environnement des affaires est attractif et favorable à la compétitivité des entreprises.

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