Première rencontre semestrielle 2016 entre la Direction nationale de la BCEAO et le CNPB

    Le jeudi 25 mai 2016 a eu lieu dans la salle de conférence de la BCEAO à Ouagadougou, la Première rencontre semestrielle 2016 entre la Direction nationale de la BCEAO et le Patronat Burkinabé.

    Présidée par le Directeur National de la BCEAO, Monsieur Charles Luanga KI-ZERBO, qui avait à ses côtés Monsieur TOGUYENI Harouna, secrétaire chargé de l’information du CNPB, porte-parole du Bureau, représentant le Président du Conseil National du Patronat Burkinabé, cette rencontre a connu la participation d’une vingtaine de représentants du Conseil National du Patronat Burkinabé (CNPB).

    Ces rencontres dont la pertinence n’est plus à démontrer constituent un cadre d’échanges approprié pour d’une part apporter des solutions à certaines préoccupations du secteur privé vis-à-vis du système monétaire et financier, d’autre part formuler des suggestions pour l’amélioration de l’environnement des affaires. Elles permettent aux opérateurs économiques d’être édifiés par les informations et statiques que la BCEAO leur apporte sur la situation économique, financière et monétaire de l’union en général et en particulier du Burkina Faso.

    Le Directeur National de la BCEAO, Monsieur KI-ZERBO, avant d’inviter le Patronat à des franches discussions, a dans son mot introductif souhaité la bienvenue à la délégation du Patronat burkinabé et l’a remercié pour la disponibilité à cette première rencontre semestrielle qui est un cadre d’échanges directs.

    Le Représentant du Président du CNPB a indiqué que cette rencontre se tient dans un contexte de crise latente, marquée par une reprise timide de l’activité économique.

    En effet, de nouvelles autorités démocratiquement élues ont été installées en début d’année 2016 suite aux élections couplées de novembre 2015. La déclaration de politique générale (DPG) du Premier Ministre Paul KABA THIEBA prononcée le 2 février 2016,qui était très attendue par tous augure de perspectives nouvelles pour notre pays et surtout pour les acteurs des secteurs privé qui se relèvent difficilement des effets néfastes de l’insurrection populaire, de la transition et de la tentative de coup d’état.

    Cependant dira-t-il, des mesures fortes sont toujours attendues pour relancer l’économie.

    Le règlement de la dette intérieure qui doit donner un nouveau souffle à l’économie n’est toujours pas une réalité pour nombre d’opérateurs économiques.

    Les travaux de la rencontre ont débuté par la présentation de l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente rencontre à savoir :

    la tenue d’une session de concertation avec l’APBEF en vue d’échanger sur les préoccupations fondamentales du CNPB en rapport avec les structures bancaires;
    la transmission à la BCEAO de tout cas précis d’infraction aux nouvelles dispositions relatives à l’offre a titre gratuit ou prix modéré des services bancaires ;
    l’amélioration de la collaboration en vue de disposer de données fiables au niveau de la centrale des incidents de paiement.
    Cette présentation a été suivie de l’exposé sur le retour d’informations économiques relative à :

    la situation économique récente
    information sur le projet en cours de rénovation de l’échantillon du dispositif de suivi de la conjoncture ;
    le rapatriement des recettes d’exportation.

    Ces présentations ont suscité des questions auxquelles la Direction Nationale de la BCEAO a apporté des éléments de réponses. A l’issue des échanges, les travaux se sont poursuivis autour de la liste des préoccupations du Patronat en rapport avec le système financier qui comportait 8 points notamment :

    l’adoption prochaine de la loi sur les entreprises d’investissement à capital fixe par l’assemblée nationale ;
    les mesures prises par la BCEAO en faveur des banques en vue de faciliter l’accès au financement des PME ;
    le refinancement des institutions de micro finance auprès de la BCEAO ;
    les mesures envisagées pour relever le taux de financement de l’économie par le système bancaire ;
    la dette intérieure ;
    la création de la monnaie commune africaine ;
    le développement des produits financiers adaptés au besoin des secteurs de l’agriculture, du transport et de l’élevage ;
    la lenteur dans l’exécution des ordres de virement pour le règlement des fournisseurs lors des opérations d’importation.
    A ces préoccupations, la Direction Nationale de la BCEAO a donnée des réponses qui ont fait l’objet de discussions enrichissantes.

    A l’issue des travaux, le rendez-vous a été pris en novembre 2016 pour la 2ème rencontre semestrielle BCEAO/Patronat burkinabé de l’année