La cérémonie d’ouverture de la première édition de Tribune Jeunesse s’est déroulée le samedi 26 septembre 2020 au CENASA. Placée sous la présidence du ministre de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat des jeunes, M. Salifo TIEMTORE, ladite cérémonie a eu pour invité d’honneur M. Appolinaire COMPAORE, par ailleurs président du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB). Plusieurs autorités et personnalités étaient présentes, notamment les représentants de la Suisse, des Pays-Bas…

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée de 4 discours.

Le coordonnateur du PAFPA, M. Jean-Marie BADO a d’abord pris la parole pour présenter le Programme. Il soulignera que le PAFPA a pour but de former 8.000 jeunes dans les métiers émergents et ceux de l’agro-sylvo-pastoral, dans six régions du Burkina. « Le PAFPA Dual qui a débuté ses activités en novembre 2018 a été officiellement lancé en février 2019 », rappelle-t-il. D’un coût global de 3 milliards 727 millions, « le projet est financé par 5 partenaires : l’Etat burkinabè avec près de 360 millions ; la coopération suisse avec 2 milliards 700 millions ; les entreprises avec 272 millions et les bénéficiaires avec 62 millions et le CNPB avec 72 millions ». M. BADO a tenu à revenir sur les engagements du Président du CNPB au lancement du PAFPA : « Vous avez insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès au financement de la formation et des initiatives des jeunes. »

Le rêve est encore possible…

Les obstacles qui minent le monde des affaires aujourd’hui sont multiples : insécurité, crise sanitaire, manque de formation, etc. Mais aucun obstacle n’est insurmontable du point de vue de M. BADO. Le coordonnateur du PAFPA finira son propos en rappelant que c’est M. COMPAORE qui, dévoué à la cause de l’entrepreneuriat des jeunes, a souhaité un cadre pour échanger avec ceux-ci et que les modèles dont regorge le patronat puissent se prêter à cet exercice. Du reste, il a souhaité que M. Appolinaire, puisse peser de tout son poids pour dire aux jeunes qu’ils peuvent encore rêver, malgré toutes les difficultés qui existent.

Le Chef de coopération adjoint au Bureau de la Coopération Suisse, M. Thomas PIRAS, abondera dans le même sens que le Coordonnateur du PAFPA en rappelant que la jeunesse est le fer de lance. Parlant de la Suisse, il a expliqué que « ce sont les jeunes qui constituent la force de la Suisse ». Mais un fait important selon lui, est qu’en Suisse, « 70% de jeunes s’orientent vers la formation professionnelle après le BEPC ». C’est dans ce sens que la Coopération suisse finance le PAFPA dont l’approche de type dual est inspirée de ce pays. S’adressant aux jeunes, M. PIRAS dira que Tribune Jeunesse vise surtout « à éveiller en vous le goût pour la formation professionnelle, l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat ». Il finira son propos en invitant la jeunesse à « monter sur les épaules des anciens et aller plus loin ».

Le CNPB, comme une couveuse

Dans son discours prononcé par M. Issa COMPAORE, le Président du CNPB a tenu à remercier les partenaires, dont la contribution a permis l’organisation de Tribune Jeunesse. Poursuivant, il rappelle l’ambition du CNPB qui est de « contribuer à l’éclosion d’une génération de jeunes entrepreneurs capables de révolutionner le monde des affaires. C’est possible, et le Patronat burkinabè a pris l’engagement de faire en sorte qu’à travers le Programme PAFPA-Dual, près de 400 entreprises puissent accueillir et former 8000 jeunes et femmes ». Pour le Président du CNPB, c’est ce qui a motivé, au lancement du PAFPA, son engagement à mettre en place un fonds pour financer les activités des jeunes et une émission télévisée pour stimuler les jeunes entrepreneurs. M. COMPAORE a profité de l’occasion pour féliciter la coordination du PAFPA pour le travail qu’il abat et pour la mobilisation de la jeunesse autour de ma modeste personne. « C’est un réel plaisir pour moi de patronner cette 1re édition des Tribunes Jeunesse. » Le Patron des patrons terminera son propos en exhortant les jeunes à créer de l’emploi : « la jeunesse qui constitue le socle de notre nation doit être une jeunesse entreprenante et créatrice d’emplois durables. Pour créer de la richesse, il faut créer des entreprises et des jeunes bien formés (…). »

Le PAFPA Dual, une réponse aux problèmes selon le ministre de la Jeunesse

L’enseignement et la formation sont confrontés à diverses difficultés : insuffisance d’infrastructures, d’équipements, de ressources humaines, de financements (…), confie le ministre de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat des jeunes, M. Salifo TIEMTORE. Mais, rassure-t-il, « le PAFPA est une réponse aux problèmes soulevés parce que l’entreprise met son outil de production et son personnel pour encadrer les jeunes et femmes en apprentissage ». Selon le ministre, l’organisation des Tribunes Jeunesse marque la matérialisation de la formation de type dual prônée par le PAFPA à savoir « plus de pratique en entreprise et moins de théorie en centre de formation ». Le ministre a tenu à saluer la pertinence du thème avant de souligner que ‘’les conclusions et recommandations au sortir de ces Tribunes jeunesse vont contribuer à améliorer les pratiques de mon département en apprentissage et en entrepreneuriat des jeunes’’. Le ministre en charge de la Jeunesse a clos ses propos sur une note d’espoir, malgré le contexte sécuritaire et sanitaire. « Vous avez des modèles de réussite qui sont là pour vous dire qu’ils ont aussi traversé leur désert pour être à ce niveau. Ils sont là pour vous dire que c’est toujours possible d’y arriver. » Pour ce faire, il invite les jeunes à tirer leçon de l’expérience des aînés, à adopter leurs valeurs cardinales de vie… »