Bâtiments et Travaux Publics : Bientôt une formation de qualité pour 600 jeunes

    La première réunion du Comité technique de suivi et de pilotage (CTSP) du projet RIPAQUE s’est tenue ce vendredi 05 mars 2021 dans la salle de réunion du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB). Cette activité qui se tient avant le lancement officiel du projet vise à mettre les membres du Comité au même diapason de connaissances sur le projet et à recueillir leurs préoccupations. Au présidium, Issa Compaoré, président du CTSP, avait à ses côtés la représentante du ministre en charge de la jeunesse, le représentant de l’Organisation internationale de la migration (OIM), et la coordonnatrice de RIPAQUE. D’autres participants ont pris part à la réunion depuis Turin via visio-conférence. Il s’agit de Jeanne Schmitt et Cecilia Fabbro, respectivement gestionnaire et administratrice du projet.

    Renforcer l’Insertion Professionnelle par l’Apprentissage de Qualité dans le BTP (RIPAQUE-BTP) est un projet du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB) et le Centre International de Formation de l’OIT (CIFOIT) financé par l’Union Européenne à hauteur de 600 000 euros à travers le programme Archipelago. RIPAQUE vise à améliorer l’employabilité des jeunes, notamment les migrants, les réfugiés et surtout les jeunes filles qui sont dans le milieu du BTP, à travers l’apprentissage de qualité. Prévu pour commencer en 2020, c’est en 2021 que le projet va connaître un démarrage effectif, à cause de la crise sanitaire.
    Cette première réunion du CTSP a eu pour objectif de présenter le projet aux membres du CTSP et d’adopter le projet de texte de fonctionnement du comité. La réunion a également permis de prendre en compte les préoccupations des organisations professionnelles des entreprises du BTP.

    Un appel à l’engagement

    C’est Issa Compaoré, président du CTSP, par ailleurs secrétaire chargé de l’éducation, la formation et l’emploi du CNPB, qui a présidé les travaux du CTSP. Il a rappelé les objectifs du projet RIPAQUE. Il a souligné que le projet, d’une durée de vie de 30 mois, va profiter à :

    • 600 jeunes
    • 90 entreprises du BTP et 2 centres de formation
    • 65 formateurs
    • Tous les acteurs du BTP.

    « Le projet est limité à Ouagadougou certes, mais pour le Patronat, c’est un laboratoire qui va permettre d’expérimenter certaines pratiques pour ensuite passer à une plus grande échelle, avec l’accompagnement de l’Etat et d’autres partenaires », a ajouté M. Compaoré. Pour l’atteinte de ces objectifs, il a lancé un appel au partage et à l’engagement des membres du CTSP. Pour lui,  le CNPB qui a la charge de la mise en œuvre du projet compte sur l’expertise et l’expérience de tous pour sa réussite.

    Issa Compaoré a fini son propos en remerciant l’Union Européenne et le CIFOIT pour cette opportunité donnée une fois de plus au Patronat pour mettre en œuvre les engagements de son président, Appolinaire Compaoré, qui consistent à contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes.

    Le lancement officiel des activités bientôt…

    A l’issue de la réunion du CTSP, la représentante du ministère de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi dans le CTSP, Mme Ouédraogo/Tamini, a salué l’initiative du projet RIPAQUE. Pour elle, son ministère se sent interpellé parce que concerné par les questions de formation et d’insertion professionnelles. « L’Etat à lui seul ne peut pas juguler les problèmes d’employabilité de la jeunesse. Donc si le secteur privé prend le volet à cœur, nous ne pouvons que saluer cette initiative, d’autant qu’elle va contribuer à réduire le chômage, accroître la qualité de la formation des jeunes et leur employabilité », s’est-elle réjouie.

    Quant à la coordonnatrice de RIPAQUE-BTP, Gisèle Dabiré, elle s’est dit « satisfaite de la qualité des échanges qui ont eu lieu ». Pour elle, « c’est la preuve que les membres qui ont été invités à siéger  à ce comité prennent à cœur déjà leurs charges et montrent de l’enthousiasme à accompagner le projet dans toute sa dimension ». Après le CTSP, les prochaines étapes selon Mme Dabiré sont le lancement officiel, puis le démarrage des activités de formation et de sensibilisation. « On aura une vaste campagne de sensibilisation qui permettra de mieux connaitre le projet et toucher le plus de monde possible », ajoute-t-elle. La coordonnatrice a souligné que le lancement est prévu pour courant avril et elle a souhaité que « tous nos invités y compris les autorités en charge de la formation et de la jeunesse ainsi que les partenaires techniques et financiers puissent y participer ».

    Service d’information et de communication du CNPB