RIPAQUE-BTP : Une délégation présente le projet au ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville

    Une équipe du projet RIPAQUE a été reçue en audience au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville (MUHV) ce jeudi 11 mars 2021 à la salle de réunion dudit ministère. Conduite par M. Issa Compaoré représentant M. Appolinaire Compaoré, président du Patronat burkinabè, la délégation est allée présenter RIPAQUE au ministre, M. Stanislas Sankara.

    D’entrée, M. Issa Compaoré, secrétaire chargé de l’Education, la Formation et l’Emploi du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB), a présenté l’organisation, faîtière des entreprises du secteur privé. En plus de représenter le secteur privé, « le CNPB s’est donné pour mission de contribuer à l’emploi et à la qualification d’une main d’œuvre pour rendre les entreprises plus fortes et plus compétitives. Une des priorités du président du CNPB qui s’engage à améliorer l’emploi des jeunes et des femmes », a expliqué le représentant de M. Appolinaire Compaoré.

    Dans ce sens, plusieurs initiatives sont conduites par le CNPB, la plus importante en cours étant le Programme d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (PAFPA) qui forme 8 000 jeunes et femmes à l’agro-sylvo pastoral et aux métiers émergents dont le BTP.

    Aussi, poursuit M. Compaoré, « nous avons le projet RIPAQUE : Renforcer l’Insertion Professionnelle par des Apprentissages de Qualité dans le BTP ». Il a expliqué que le BTP a été identifié comme un secteur où il faut qualifier massivement des jeunes, pour pouvoir les y insérer, vu que le Burkina est un pays en chantier. Le MUAV étant impliqué dans ce secteur, M. Issa Compaoré a jugé qu’il était de bon ton d’effectuer cette visite de courtoisie.

    RIPAQUE, des ambitions à long terme

    Le ministre Sankara a exprimé toute sa gratitude pour cette démarche « qui consiste à venir vers le MUHV qui est au cœur de tout ce qui est lié à la construction ». Pour lui, l’art de construire devrait être sacré. Mais, a-t-il remarqué, beaucoup s’improvisent dans le domaine. D’où « la pertinence et la justesse d’un tel projet qui vise à former des jeunes dans un secteur qui est vraiment porteur ». Cette formation devrait, selon M. Stanislas Sankara, permettre aux jeunes d’effectuer un travail de qualité.

    Le ministre en charge de l’urbanisme, M. Stanislas Sankara lisant un document du projet RIPAQUE

    Du reste, le ministre en charge de l’urbanisme a salué les efforts du Patronat dans la formation avant d’exprimer la disponibilité de son ministère à contribuer à la réussite du projet. En effet, il a estimé que « ce projet vient en réalité soutenir la vision du gouvernement qui veut mettre l’accent sur l’accès au logement décent pour tous les Burkinabè ».

    Pour finir, il a souhaité que ce projet « constitue une expérience qui va perdurer, de sorte que l’Etat puisse éventuellement prendre le relais pour pérenniser le projet parce qu’on a tellement de jeunes qui souhaitent se former ». Une préoccupation que le représentant du Patronat partage. « Notre ambition est d’aboutir à un système de formation professionnelle soutenable », a-t-il confié.

    Service de Communication du RIPAQUE