LA COGEF PORTE LA VOIX DU SECTEUR PRIVE BURKINABE À GENÈVE
La Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF) a pris part à la 114e session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), organisée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) du 1er au 12 juin 2026 à Genève, en Suisse.
La délégation du patronat burkinabè était conduite par le Dr Désiré NAKOULMA, Secrétaire chargé des questions économiques et financières. Il était accompagné du Dr Ismaïl GUIGMA, Vice-président de la Commission chargée du travail, des affaires sociales et corporatives, ainsi que de Mme Nadège ZONGO, Secrétaire générale de la COGEF.
Placée sous le thème « À l’heure des choix : mettre l’intelligence artificielle au service du travail décent », cette édition a réuni les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs des États membres de l’OIT afin de débattre des transformations profondes du monde du travail et des réponses à apporter aux défis émergents.
Dès le 1er juin, les travaux ont débuté par la réunion préparatoire du Groupe des Employeurs, consacrée aux questions statutaires, au rapport d’activités 2025 de l’OIE ainsi qu’aux aspects organisationnels et financiers.
Durant la Conférence, la délégation de la COGEF a pris part aux travaux des différentes commissions, intervenant sur des thématiques clés telles que le dialogue social, le travail dans l’économie des plateformes numériques et l’égalité des genres dans le monde du travail.
Par la suite, la délégation des employeurs du Burkina Faso a échangé avec M. Mathias TRAORE, Ministre des Serviteurs du Peuple à Genève sur sa participation à la CIT d’une part et sur le renforcement du dialogue social tripartite au niveau national d’autre part. Le Ministre a réaffirmé son engagement à soutenir les initiatives de concertation tripartite.
La Conférence a finalement abouti à l’adoption de la Convention C193 sur le travail décent dans l’économie des plateformes numériques, première norme internationale consacrée à l’encadrement de ce secteur en pleine expansion. Elle a également adopté une résolution visant à renforcer l’égalité des genres dans le monde du travail, à travers la lutte contre les discriminations, l’intégration systématique de la dimension genre dans les politiques et programmes, ainsi que la prévention des violences et du harcèlement fondés sur le genre.
La participation de la COGEF à ces travaux a permis de renforcer la présence du patronat burkinabè dans les débats internationaux relatifs à l’avenir du travail.
Elle traduit également l’engagement constant de la COGEF à porter la voix des entreprises nationales et à contribuer activement aux réflexions en faveur d’un monde du travail plus inclusif, innovant et durable.